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Merci Jo

Merci d’avoir fait irruption dans ma vie, merci de l’avoir bousculée, merci de tout ce que tu m’as appris, transmis. Je ne saurais mieux le dire qu’avec les mots que tu m’as écrits, que tu as mis en musique et dont tu m’as fait cadeau lors d’une émission il y a 10 ans déjà. Tu m’y demandais de me souvenir… Aujourd’hui je te réponds la peine au cœur.
Promis, jamais je n’oublierai, les jours où l’on s’est rencontré, c’était à Saint Germain Des Près, c’était il y a trente ans à peine.
Compte sur moi je me souviendrai des nuits blanches de l’isle Saint Louis, la fête avec tous les amis, l’accordéon des bords de Seine.
T’étais déjà un vieux routier qui me prodiguait des conseils, en paressant sous le soleil. Moi je rêvais de débuter.
Toute ma vie je me souviendrai de notre voyage à Spetsai, de cette valse qu’on a dansée un jour dans un jardin à Vienne.
Et comment pourrais-je oublier toutes nos balades à moto, à pied, à skis ou à vélo et nos folies et nos fredaines.
Si on s’éloigne d’aventure, jamais on n’pourra s’oublier tant il est vrai que l’amitié est un amour qui dure.
Jamais je n’pourrais oublier les jours où on s’est rencontré, c’était à Saint Germain Des Près, c’était il y a 30 ans à peine.

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Journal des répétitions « Plein la vue » 3

Jeudi, vendredi

 Jeudi

Aujourd’hui nous répétons au Palais Royal, car la Michodière à été loué pour une conférence ou un colloque enfin qu’importe, je suis heureuse de retourner ici, c’est une maison que je connais bien.

La première fois que j’y ai joué c’était en 1984  l’amuse gueule » de  Gérard Lauzier avec Daniel Auteuil et bien d’autres ; Nous étions une dizaine sur scène dans cette pièce très drôle.  Pendant un an le Palais Royal a résonné de nos rires et de nos fredaines car nous étions une belle bande de cancre un peu contestataire et Monsieur Rouzière, le directeur de l’époque, si il était très gentil, était très dur en affaire et très vieille France.

Nous le faisions donc, tous autant que nous étions, gentiment tourner en bourrique, à part peut être Yolande Foliot toujours très sérieuse et professionnelle.

La deuxième fois, c’était en 2004 dans « Quand l’amour s’emmêle »  avec Jean Michel Dupuis, Sophie Mounicot et Jacques Frantz.

Les nouveaux directeurs du théâtre Francis Nani et Christian Azzopardi, qui en avaient pris les rênes en 1989 ont été tellement sympas et mignons que nous sommes restés amis.

C’est Francis qui, à l’issue d’un déjeuner avec Meyer, m’a donné à lire « Plein la vue. » La suite vous la connaissez.

Nous sommes donc au Palais Royal et après avoir embrassé la caissière et les régisseurs  nous nous mettons au travail au foyer.

Tout le monde est là et Francis nous observe du balcon de son air rieur.

C’est reparti…

–       Mais où est Jean Luc ?

–       Il arrive, il a des problèmes de scooter.

La costumière en profite pour se jeter dans la brèche.

Les costumes sont très importants dans un spectacle. Ils crédibilisent les personnages au premier coup d’œil. Nous choisissons les tissus pour mes robes parmi ceux qu’elle a étalés sur le bar. Et nous tombons d’accord assez rapidement sur les mêmes.

Tout commence à se dessiner, le décor, les costumes, les personnages. Mais ce n’est qu’un début. Tout reste à faire.

Jean Luc arrive, nous nous mettons au travail. Il est très calme et gentil, comme à son habitude. On refait le début de l’acte jusqu’à ma sortie et on enchaine sur quelques pages où  je ne suis pas.

C’est Philippe Magnan et Daniel Jean Colloredo qui font le show. J’en profite pour tourner quelques images.

C’est un travail de longue haleine et les novices qui y assisteraient ne manqueraient pas de s’y ennuyer très vite car ce sont des moments de recherche, d’hésitations…  Nous passons notre temps à refaire les mêmes gestes pour en acquérir l’automatisme qui nous permettra de les dépasser. Bien sûr et heureusement il y a aussi les trouvailles , les propositions qui nous font rire et on sait que le moment venu il ne faudra pas en rire.… ca pour moi c’est difficile !

Quatre heures sonnent. Chacun retourne dans ses pénates… Ce qui ne veut pas dire que le travail s’arrête. Avant demain il faudra revoir le texte et les déplacements.

Vendredi

Nous avons réintégré la Michodière. Nous nous l’approprions doucement. Pas faciles tous ces couloirs !

J’arrive un peu en avance et décide de monter voir Stewart Vaughan, le directeur, à l’administration afin de discuter de l’affiche que nous devons avoir terminé au plus tard Lundi ou Mardi prochain… Ensuite, je passerai par la scène pour rejoindre le foyer.

Moi qui voulais me remettre au sport, je suis servie… je descend, je remonte, je me trompe, je redescend.

– Pourtant c’est facile, banane ! Il faut suivre le trait bleu, on t’a dit ! Ah oui, le trait bleu !

Mais Stewart est occupé donc je repars sur mes pas.

– Ah non ! C’est pas bon par là.  C’est une terrasse. Aller recommence, suis les flèches direction : la scène. C’est quand même pas sorcier.

Remarque je ne dois pas être la seule qui se perd dans ce dédale, car on dit, pour se moquer, que dans une loge il y a le squelette de quelqu’un qui n’a jamais trouvé la sortie.

Je me tâte, ce n’est pas moi, enfin pas encore !

Ca y est j’y suis ! Ah non c’est pas vrai la porte coupe feu d’accès sur scène est fermée à clef.

Demi tour, c’est reparti, je vais finir par être en retard, c’est n’importe quoi !

Je me retrouve à l’air libre, rentre à nouveau dans le théâtre mais par la grande porte et arrive en répétition.

Comme à l’habitude, nous reprenons ce que nous avons fait la veille et nous enchainons.

Aujourd’hui, l’enchainement me pose un problème que j’expose à Jean Luc.

Aie ! Pour lui aussi c’en ait un. Relisons la scène ;

On s’exécute, une fois, deux fois la solution émerge mais insatisfaisante ; Tout au plus un palliatif.

Y a le feu ! Pin-pon ! Pin-pon ! Il faut appeler les auteurs ; Ca tombe bien ils arrivent dans une demi heure ; Le temps, pour nous, de bien cerner le problème pour gagner du temps dans les explications.

Je ne suis pas angoissée, les connaissant, je sais qu’ils vont nous arranger ça rapidement et aux petits oignons.

C’est assez fréquent dans une création de tomber sur un point délicat qui mérite éclaircissement. C’est pour ça que souvent les auteurs sont présents.

Voilà nos sauveurs, nous exposons notre problème, proposons nos solutions et nos envies. Un moment de réflexion et je vois à leurs mines réjouies qu’ils l’ont, ils la tiennent l’idée !…

J’en profite pour faire accepter, par tous, celle qui avait germée dans mon esprit. Pas pour cette scène mais pour une autre vers la fin.

Ouais ! Ils achètent ! Trop bien ! Ils vont l’écrire.

Mais il est déjà l’heure et nous devons nous quitter jusqu’à Lundi. Certes aujourd’hui nous n’avons pas beaucoup avancé dans le jeu et les déplacements mais nous avons magnifiquement progressé quand même et attendons avec impatience La semaine prochaine ;

GRRR ! Moi le week-end je boue, je trépigne, mais c’est bien, aussi, de prendre des distances, deux jours par semaine. Et Puis dans trois semaines, les choses vont s’accélérer et des week-ends, il n’y en aura plus…

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Journal des répétitions de Plein la vue (2)

Lundi, mardi, mercredi.

J’arrive au foyer de la Michodière. On ne répète pas sur scène, encombré par le décor de la pièce qu’y s’y joue actuellement mais dans un espace qui a à peu près les bonnes dimensions. De toute façon pendant au moins la première semaine il va s’agir d’une mise en place et d’un débroussaillage des déplacements et des intentions. Ensuite nous affinerons.

Tout le monde est là. Jean Luc Moreau et sa fidèle et très efficace assistante Anne. Philippe Magnan dont le pouce cassé au ski commence à revivre et qui avec son côté pince sans rire nous promet déjà de sérieux fous rires, Daniel Jean Colloredo avec qui je n’ai jamais travaillé mais que j’ai hâte de connaître, Grégoire Bonnet très sympathique et drôle et Ma Gabounette, très heureuse mais un peu angoissé quand même. Normal ce n’est pas sa première fois car elle a déjà  joué dans « les monologues du vagin » mais c’est la première fois avec un metteur en scène si réputé.

Brrrrr, on se les gèle ! On est en plein courant d’air. Va falloir veiller à ne pas se prendre une extinction de voix. Dès demain j’arrête de faire la coquette (comme ci j’avais commencé un jour…)  et je mets le pantalon et le gros pull. Aussi quelle idée d’avoir mis une robe ? C’est tout moi ça le jour où il commence à faire froid je me jette sur mes fringues d’été.

Après les bises et les plaisanteries d’usages, nous sommes prêt.

Tiens à propos de bises va falloir que je leur parle. Avec cette vague de froid, les grippes et les gros rhumes vont foisonner et  il faut arrêter ces habitudes de se lécher la pomme pour se dire bonjour. C’est très français cette manie et c’est aussi un grand vecteur d’épidémie.

Nous allons passer 4 heures ensemble, ce qu’en jargon théâtrale on appelle « un feu ». C’est ce qu’on va faire tous les jours, au moins jusqu’à ce que le décor soit monté. Ensuite nous ferons deux feux par jour…

Moi je pourrais bosser deux fois plus que ça ne me dérangerait pas. D’ailleurs tout le monde ici ne demande pas mieux.

–       Mais c’est ce que nous allons faire nous dit Anne. En fait, c’est 4 heures de recherche et de mise en place avec Jean Luc et puis ensuite c’est travail entre nous, des places, du texte pour que tout soit fluide et que nous puissions aller plus loin dans le travail.

Ca me va parfaitement. Et à Jean Luc aussi car le soir il joue au théâtre dans « les conjoints » et je comprends qu’il ait besoin de se reposer un peu.

Surtout que, le travail ne s’arrête pas là, il y a les réunions avec le décorateur, les techniciens, la musique. Il doit mener tout ça de front… Et pour nous les costumes et la promo… Les agendas vont très vite arriver à saturation…

Mais tout ça ne vaut rien sans une bonne pièce alors allons y !

–       On commence par quoi?

–       On va se lire le texte tranquillement, dit Jean Luc, on dit tout, ce qui gène, ce qui ne va pas. OK ?

–       Pas de problème…

Jean Luc nous arrête à la fin du premier acte. On va déjà s’occuper de ce bout là.

Ca y est, c’est parti !

C’est Grégoire et Gabou qui ouvrent la danse. Il redisent le texte, essaie d’improviser, très vite jean Luc intervient et propose des actions et des intentions qui nous font rire aux éclats. Le canevas se met doucement en place. Doucement car pour le moment dans cette phase de recherche il ne s’agit pas d’avoir le rythme, il faut être précis à chaque mouvement. Et puis, ici, il n’est pas question d’égo on doit pouvoir tout se dire, sans se vexer. A ce jeu là Jean Luc est habile car j’ai remarqué qu’il commence toutes ses remarques par « c’est très bien, … » Il a raison, après tout passe mieux, on se sent aimé.

On devrait essayer d’en faire notre pain quotidien de cette méthode. Dans nos couples par exemple, si on commençait toutes nos phrases par « c’est très bien » ou «  tu as raison » ou «  je te comprends » et qu’on les finissait par un « mon » ou « ma chérie », on éviterait bien des énervements.

Revenons à nos moutons.

Moi je regarde. Je ne rentre pas tout de suite. Et puis j’adore regarder travailler les autrest, c’est comme ça qu’on apprend le mieux et c’est une manière d’appréhender la méthode.

Notre travail principal, nous dit il, est de retrouver ce pourquoi on avait ri en lisant la pièce et que chaque situation soit crédibles et sincères.

Ca me plait et ça va dans le sens de ce que je m’attache à faire sur chaque pièce ou film que je joue. On va bien s’entendre, mais ça je n’en doutais pas.

La séance se termine, au moment où je devais entrer. On a fait que 2 pages… et on en a 100 !

La séance suivante commence par la visite du décor, à travers la maquette que la décoratrice nous a apportée. Très beau vraiment. Nous visualisons les entrées, les sorties et le positionnement des éléments importants dont nous allons devoir nous servir dans notre jeu. Ca aide.

Après avoir repris les déplacements de la veille, je rentre en scène. J’ai muselé mes chevaux qui ne demandent qu’à bondir. Oh là bijou, on se calme !

Jean Luc est arrivé avec des idées bien précises et excellentes, j’achète le tout et ce n’est pas des soldes, vous pouvez me croire.

Nous avançons à grand pas. Chacun commence à prendre le rythme : proposition, on refait… On reprend plus haut, on refait, on précise… La mécanique rentre dans les jambes. J’adore ça, encore !

Non c’est fini pour aujourd’hui ! Déjà!

Nous en sommes à la page 15, Jean Luc est content, on avance bien.

Le frustré de l’affaire c’est Jean Daniel.

Comme pour moi la veille on s’est arrêté juste avant son entrée. Les vannes fusent et nous allons boire un café pour se débriefer.

Mercredi nous entamons bille en tête. J’ai fait des recherches sur la vie d’une aveugle et j’en parle à Jean Luc. La façon de se déplacer, le maniement de la canne, je commence à rentrer dans la peau de cette Vera qui va m’accompagner un bon bout de temps du moins, je l’espère…

Je mets mes lunettes noires, je prends ma canne télescopique et en avant… enfin, pas trop vite !  Il n’est pas question de se casser une jambe au premier obstacle.

Nous reprenons ce que nous avons fait la veille, reprécisons quelques actions et intentions et  Daniel Jean fait son entrée.

Il ne reste plus que Philippe, qui piaffe d’impatience dans le paddock.

Pas de panique ça ne va pas tarder…

La répétition se passe bien, le travail continue, ardemment, quelques moments d’hésitations, d’autres que nous sentons mais que le manque de décors et le manque de costumes et d’accessoires nous obligent à laisser pour plus tard. Des trouvailles que nous n’avions même pas imaginé d’autres que

nous proposons et que Jean Luc acceptent de bonne grâce et améliore souvent.

Le temps passe vite nous terminons à la page 30.

3 jours trente pages. A ce rythme, dans 7 jours nous aurons un canevas sur lequel nous pourrons broder à loisir.

Que du bonheur !

Allez, un petit café ensemble pour décompresser ?

La famille commence à se former…

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Journal des répétitions de « Plein la vue »

 « Plein la vue » 1

Avant propos.

D’accord je le fais ce journal ! Hebdomadaire au minimum. Quotidien ou bi- hebdomadaire si j’y arrive.

Dimanche 28  Janvier soir.

Ca y est demain on est sur la ligne de départ!

A chaque fois, c’est étrange d’entamer un travail avec un nouveau metteur en scène et de nouveaux acteurs. Même si leurs noms vous sont familiers, c’est comme partir à l’aventure avec un groupe d’inconnu…

Texte su, a dit Jean Luc Moreau, je le sais.

Je ne connais rien de sa façon de travailler, il ne connaît rien de la mienne mais avec le respect mutuel je sais que ça va bien se passer.

Je lui fais confiance, car en dehors d’être un grand acteur c’est un mec intelligent qui je pense doit diriger avec une grande précision et Dieu sait que pour faire rire il faut être sincère et précis. Nous nous connaissons depuis longtemps sans vraiment nous connaître mais à chacune de nos rencontres l’envie était là.

Jean Luc l’a très bien exprimé l’autre jour, pendant l’interview de 50 minutes Inside (dans un passage qui ne figure pas dans le montage). A la question d’Olivia  la journaliste «  Avez-vous déjà travaillé avec véronique ? » il a répondu «  ça fait 20 ans qu’on travail ensemble ».

–       je dois avoir un Alzheimer, lui ai je répondu, rafraichit moi la mémoire !

–        Mais oui, à dit Jean Luc, depuis 20 ans, à chaque fois qu’on se croise, on se dit,  il faut absolument qu’on travaille ensemble ;

Il a raison…

Depuis deux semaines, nous travaillons sur le texte avec les auteurs pour préciser certains détails ? C’est une création, donc le texte reste en mouvement et les auteurs Guillaume Mélanie et jean Franco sont très présents et  seront aux répétitions dès mercredi,  sitôt que Jean Franco aura terminé la tournée du Technicien avec Rolland Giraud et Guillaume Mélanie les répétitions de « la chieuse »

C’est important pour moi cette phase de travail sur le texte. Le décortiquer c’est ma façon de me l’approprier.

Bien sûr cela ne se fait pas toujours sans douleurs et sans heurts. Certains sont à cheval sur la moindre virgule, accrochés à leurs mots comme la misère sur le peuple.

D’autres sont ouverts, à l’écoute, et ne sont pas encombré par un ego surdéveloppé et mal placé.

Guillaume Mélanie et Jean Franco font partis de ceux là avec un plus encore… Une rapidité d’esprit pleine malice. Ils sont drôles et ont un sens inné du dialogue.

Quand j’ai lu « Plein la vue » j’étais chez le coiffeur et j’éclatais de rire toute seule toute les 30 secondes…

J’ai voulu la jouer tout de suite. C’est drôle d’ailleurs car je n’aurais jamais pensé que cela se montrait si vite. J’avais dit   – Trouvons une belle salle pour Septembre 2012.-

Le délai était déjà court, la plupart des Théâtres ont déjà leur programmation 6 mois à l’avance.

De plus je ne voulais plus me produire dans un théâtre qui proposait plusieurs spectacles à différents horaires. Ma dernière expérience à la Gaité m’avait laissé un trop mauvais souvenir. C’était en 2009  je préparais « Madame Butterlight »  Il m’ avait proposé 2 horaires : 19 heures 30 ou 21 heures 30.

J’avais choisi le second car je devais tourner Julie lescaut en Mars et Avril et pensais que ce serait plus simple pour gérer les deux en même temps.

Je n’avais pas prévu que le directeur du théâtre mettrait le spectacle avant moi à 20 heures (Horaire que j’aurai accepté si il m’avait été proposé) et que je ne commencerais jamais le mien avant 10 heures voir 10 heures10 .

Je n’avais pas pensé non plus que je pourrais pas avoir le décor que je voudrais (le mien devait pouvoir se monter en quelques minutes) ni les éclairage qui me convenaient car la plupart des projecteurs étant déjà programmés pour les autres spectacles (y en avait aussi un à 17.30 ) il n’en restait que quelques un pour le mien.

Tout ça sans parler des gens qui attendaient dehors n’ayant aucun endroit pour se mettre à l’abri, qui donc n’étaient pas contents ou angoissés car ils allaient rater le dernier transport… J’en passe et des meilleurs.

J’avais donc dit «  Stop plus jamais ça.  Pour moi le théâtre doit être une fête. Le public met le prix pour voir un spectacle et tout doit aller avec »

C’est vrai quoi ! Imaginez un hôtel cinq étoiles où le réceptionniste vous dirai de monter vos baguages et de faire votre chambre. Vous seriez en droit de faire un esclandre. Ben là, j’en faisait un tout les soirs !

Donc pas de théâtre à multiprogrammation simultanée, cela réduit conséquemment le nombre de possibilité.

Mais je n’étais pas pressé. Si on ne trouve pas un beau Théâtre pour septembre 2012 pourquoi pas pour janvier 2013. De toute façon je vais tourner avant l’été et après l’été. Ça sera plus simple après.

Quelques jours plus tard Jean Luc Moreau m’appelle

–       Et si je te disais tout de suite en Janvier tu dirais quoi ?

C’est vrai qu’il m’a fallu quelques secondes pour mesurer les tenants et les aboutissants que provoquerait un réponse positive mais c’était évident

–       Oui, je dirai oui.

–       Et si c’était la Michodière

–       Archi oui, je dirai archi méga oui !

La Michodière ! C’est un lieu mythique  à deux pas de l’opéra et dans les couloirs on peut encore sentir la présence de celle qui en fut à un moment la propriétaire : Yvonne Printemps! Ce nom ne vous est peut être pas familier, normal, il appartient à une autre époque, celle du ciné club en noir et blanc . Et là demain j’y suis, je vais commencer à répéter, puis on va parler de l’affiche et jusqu’au 29 février les coulisses du théâtre vont retentir de nos rires, de nos craintes, de nos errements jusqu’à ce que les vôtres viennent les remplacer et nous récompenser.

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